Adresse à l'occasion de la présentation du Secrétaire National Chargé de la Communication et du Marketing politique, Claude Koudou

Mardi 11 Août 2015 - 08:44


Adresse à l'occasion de la présentation du Secrétaire National Chargé de la Communication et du Marketing politique, Claude Koudou

Adresse à l'occasion de la présentation du Secrétaire National Chargé de la Communication et du Marketing politique, Claude Koudo
 

 
 
 

Chers amis, chers camarades, les patriotes ici présents
 
 

En organisant cette rencontre, j'ai pensé à tout le monde, à tous les amis, à tous les camarades, à tous les patriotes et à tous les résistants d'où qu'ils soient.
 

Je voudrais vous saluer, vous remercier et vous féliciter. En me présentant à vous, c'est dire qu'un autre type de travail commence. Je l'ai commencé depuis avec d'autres ; mais nous entrons dans une dimension qui revêt par ailleurs un aspect particulier. La lutte n'est pas terminée. Mais nous avons besoin de nous remobiliser ; pour prendre des forces. Je salue tous ceux qui organisent les marches ; tous ceux qui vont à La Haye. Et dire que dans une lutte, tout le monde ne doit et ne peut pas faire la même chose. Ce que nous vivons, mérite que nous soyons solidaires, tolérants les uns vis à vis des autres et que nous comprenions le rôle de chacun.
 

Il me semble aussi que nous avons besoin de nous parler davantage pour mieux nous connaître. Car cela peut éviter des malentendus dont nous devons absolument faire l'économie pour regarder dans la direction qui vaille. Une seule contradiction doit nous mobiliser : Quelle stratégie pertinente pour contribuer à la libération de Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers injustement privatifs de leur liberté et se mobiliser pour que des élections crédibles, incontestables, inclusives et démocratiques puissent s'organiser dans notre pays ? C'est ce qui sera la base du retour de la paix ; des exilés et la reconstruction de ce pays qui a été poussé dans l'impasse actuelle par la myopie de politiques sectaires et irresponsables. Ceux-là qui pensent qu'il faut pourchasser les représentants de l'autre moitié du peuple pour avoir toute latitude à ne promouvoir qu'un clan en instrumentalisant les ressortissants du nord de notre pays.
 

Par cette occasion, je voudrais contribuer à briser les murs de la méfiance ; des envies ; des rancoeurs ; des jalousies ; des feintes et des récriminations souvent gratuites et injustifiées. Au nom du Parti, je voudrais dire toutes les excuses s'il y a eu des méprises et des maladresses même de bonne foi.
 

 
 

Il y a des visages dans cette salle que je salue particulièrement. Je voudrais rappeler qu'en 1991, nous avons été les premiers à mettre sur pied ce qu'il était convenu d'appeler une représentation locale (dans le 17è Arrondissement de Paris), sous la représentation de Kuyo Téa Narcisse puisqu'il n'existait pas de cadre pour mobiliser ceux qui voulaient adhérer au Parti. Les conférences-débats que nous avons organisées à l'époque avec des camarades de la Direction du Parti, ont contribué à ce que la question de l'existence des sections en Europe soit portée au débat au Congrès extraordinaire de man (1994). C'est après le Congrès ordinaire de 1996 à Abidjan que les sections ont commencé à s'installer. Depuis, nous avons travaillé sans relâche.
 
 

Il s'est trouvé des gens pour me dire que je n'avais pas le droit d'organiser cette rencontre. Quand c'est ainsi, je m'informe auprès des collègues de la Direction. Moi j'ai été toujours constant dans mon engagement. Depuis 1989, c'est du travail constant et assidu souvent sans compter les privations à ma famille et à mes enfants. Je suis respectueux des autres ; mais les leçons gratuites, ceux qui veulent les dispenser doivent trouver les lieux appropriés. C'est l'occasion de dire à ceux-là que le Parti n'a pas de barrages. Je les invite à revoir leurs élans de sabotages, d'empêchements et d'arrogance qui ont découragé des militants. Quand on ne sait pas faire, on ne doit pas empêcher les autres de faire. Je ne me suis jamais découragé ; je n'ai jamais abandonné un instant et revenir quand je trouvais que le moment était propice pour ma propre promotion. Je n'ai jamais mené de militantisme confortable. 
 
 

Chers camarades de la Diaspora ; vous pouvez compter sur moi pour que les bonnes idées, les bonnes initiatives, les compétences et tout ce qui peut apporter une valeur ajoutée au Parti soit répertorié pour être restitué et répercuté là où il faut. Il me semble qu'il faille travailler à la restauration de la confiance et revoir notre division du travail dans un sens où nous pouvons être efficaces ensemble.
 
 

C'est le lieu de saluer la direction du Parti et la remercier pour m'avoir fait confiance. Je salue le Président Gbagbo, ce visionnaire, qui observe une abnégation sans limite pour son peuple et qui reste implacable devant les forces du mal et les méfaits des spécialistes de la barbouzerie. Je salue Simone Gbagbo pour le combat qu'elle continue de mener sans relâche. Nous continuons la lutte pour qu'on les libère. Parce que leurs dossiers sont vides ; parce que les motifs de leurs rétentions somme toute ridicules, constituent une injustice insupportable.
 

Je salue le président Sangaré ; je salue le président Akoun ; je salue le Secrétaire général et Porte-parole Koné Boubakar et lui exprime ici une nouvelle fois mes mots de réconfort. Je salue tous les camarades emprisonnés gratuitement ; tous les prisonniers politiques connus comme non connus. Je rend hommage au Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, Koné Katinan et ses collaborateurs. Je salue en particulier mon ami Lazare Koffi Koffi, ce combattant inlassable. Je veux également rendre hommage à la représentation du porte-parolat de Laurent Gbagbo, Bernard Houdin et à tous mes collaborateurs en France et dans d'autres pays qui ont su porter le flambeau. On a fait un travail remarquable. Je salue Assoa Adou ; Hubert Oulaye ; Koudou Kessié ; Holy Bédi et tous les autres. Je salue aussi mes collègues de la Communication en commençant par la vice-présidente Odette Sauyet ; Franck Anderson Kouassi et César Etou ; je salue tout le monde ; tous ceux aussi au pays se battent dans les braises de Ouattara. Je salue la mémoire de notre regretté Désire Porquet et redit tout mon réconfort à sa famille.
 
 

Je salue ici Christian Vabé, Directeur de Publication d'IvoireBusiness pour son travail et le félicite pour sa nouvelle nomination en tant que vice-président de la CNC chargé de l'Europe. La Diaspora a beaucoup travaillé en matière de communication. C'est pourquoi, pour tous les efforts déployés, je lui dédie ma nomination. Je considère cela comme la consécration d'un travail collectif acharné.
 

 
 

Cela m'amène à saluer les camarades aux USA : Désiré Vaté, pour tout ce qu'il a déployé, en disponibilité et en logistique avec d'autres comme Eric Edi (avec Dorothée et les autres camarades) ; Jean-Paul Compoh (à Boston) ; Papé Marc Adoux (qui m'a accueilli à Maryland) ; tous ceux qui ont aidé pour deux voyages aux USA (conférences à New Jersey ; rencontres à Washington dont celle avec la congresswoman Maxine Waters) ; des rencontres à New York ; (conférences à Philadelphie) ; conférences à Montréal (au Canada - nos amis du CIC -). Des rencontres ont eu lieu à Boston. Je salue le professeur Tabea ; Marcelle et tous les autres camarades. Je salue le professeur Kokora pour l'accueil chaleureux qu'il nous a réservés à Washington et la grande rencontre qu'il a organisée à son domicile. 
 

Des rencontres ont eu lieu à Miami ; je salue le Pasteur Bayoro et son équipe) ; en Europe, Don Sihi à Hambourg (la grande conférence qui a initié mes tournées) ; Tanoh (au Danemark et les autres camarades qui ont organisé une conférence-débat à Stockholm en Suède). Je n'oublie pas nos amis à Londres qui avait organisé une belle conférence-débat. Cela me rappelle Laétitia Dano pour son savoir-faire technique qui a permis de suivre des conférences en temps réel. Je salue des camarades en Italie. Je n'oublie pas Aimé Dali et ses camarades très serviables qui ont organisé des rencontres productifs en Suisse (Genève, Fribourg et Lausanne). Je salue tous les amis qui ont aidé à la réalisation des Etats généraux de la Résistance ivoirienne, en particulier Irenée Sié ; Paul Eric Zedia ; Barnabé N'guessan ; Louis Tchékpé ; Jeanne Gnoyéré ; Mathilde Thépault ; Richard Inago ; Casimir Gbadoua ; Athanase Gnaly ; Léonard Obodji ; Ben Lagui ; Toussaint Goba ; Mel Lath ; Constance Yohou ; Assoukou Oindji ; Pierrette Achy et Eugène Tagro ; …
 
 

Notre voyage au Venezuela (avec Bernard Houdin et Jo Mamadou) où des rencontres de qualité ont eu lieu, ont permis de donner notre version de la crise. Là, des personnalités comme Aminata Traoré ; Mireille France-Fanon Mendès France et le président Jerry Rawlings nous ont soutenus et apporté des conseils. Nos démarches à l'endroit de chancelleries ont apporté de l'éclairage sur la situation de notre pays. Je suis allé plus de 12 fois à Accra, échanger avec des camarades ; je passe d'autres actions.
 

 
 

Par ailleurs, on ne peut pas s'empêcher de rappeler le travail brillant de communication que nous avons produit avec Alain Cappeau ; les professeurs Raymond Koudou Kessié ; Hubert Oulaye ; Félix Tanoh et tous les autres auteurs qui ont fait de la production durant cette crise. Mais je donnerai une mention spéciale à notre ami Malick N'diaye qui a su être clairvoyant pour organiser un colloque qui nous a réunis les 3 et 4 décembre 2012 à Addis Abeba ; une rencontre de haut niveau sur la gouvernance mondiale et les 10 ans de la Cour pénale internationale. Le livre qui en est sorti en plusieurs langues (Français, Anglais, Portugais, Arabe) a donné un retentissement particulier à notre lutte. En effet, lorsque des chefs d'Etat et de gouvernement notamment le Premier ministre éthiopien, se saisissant des actes des travaux, ont dénoncé à la face du monde entier la partialité de la CPI. 
 

Je m'adresse dans cette salle à des amis et camarades ; il y en a qui sont des militants du Front populaire ivoirien ; il y en a qui n'en sont pas. Je veux dire qu'un militant du latin militare qui veut dire soldat, a bien sûr des droits. Mais il doit accomplir ses devoirs.
 

Moi, je suis un militant ; moi je suis un soldat. Les idées que je défends s'appuient sur des principes. Parfois, elles ne sont pas partagées par la majorité au départ. Mais graduellement, elles s'installent. En fait, comme je n'aime pas l'injustice ; je n'aime pas la mystification ; je n'aime pas la duplicité ; je n'aime pas le dénigrement ; je n'aime pas la jalousie et la haine ; je n'aime pas les feintes et la versatilité, l'intimidation et l'infantilisation ; je ne suis pas égoïste ; je ne suis pas envieux. Je me bats pour la solidarité et je considère qu'il faut être ouvert et qu'il ne faut rien laisser tabou. 
 

Vous pouvez compter sur moi pour attirer l'attention par rapport à vos préoccupations dès lors qu'elles sont légitimes et fondées. Et le parti dans ses résolutions du Congrès de Mama – le 30 avril 2015 – et du Comité central extraordinaire du 1er août dernier, a beaucoup réfléchi pour tirer les enseignements et opérer les ajustements qui s'imposent. Il a pris des dispositions dans le sens de la modernisation des pratiques. Le FPI est donc un grand Parti qui sait se remettre en question mais que certains veulent rabaisser pour assouvir leurs plaisirs intestinaux. Nous leur rappellerons le cas échéant que ce Parti digne saura rester debout et gagnera la bataille de la démocratie. Nous serons là pour que cela se traduise dans les faits. Le monde actuel commande que nous fassions la politique autrement. C'est à quoi il faut s'atteler en se donnant la main. Au total, il me semble important de dire que tout le monde doit comprendre qu'on ne gagne pas en politique, qu'on ne devient rien en politique si on ne se conduit pas de façon responsable. La complaisance, la légèreté, la duperie et le clientélisme qui seront fermement combattus, vont connaître un espace très marginal à défaut de les éradiquer totalement, en tout cas, demain dans la Côte d'Ivoire nouvelle qui adviendra inéluctablement. Je salue les amis de la CNC-France qui ont pu se déplacer.
 

 
 

Pour terminer, il importe de dire que le Président Laurent Gbagbo, pour la vision qu'il a pour son pays, a publié plusieurs ouvrages pour exposer ses vues. Je lirai l'introduction de son dernier livre (de campagne), « Côte d'Ivoire, Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité. Il est plus que d'actualité.
 
 
 

 
 

Claude Koudou
 
 
 

A Paris, le 9 août 2015





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