Accor-dez vos violons : Nicolas Sarkozy serait à Abidjan !

Mercredi 21 Juin 2017 - 01:37


Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy.
Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy.
Quel lien y a -t-il entre la présence de l'ex président français Nicolas Sarkozy à Abidjan, et l'inauguration ce mardi 21 juin du nouveau Casino hébergé dans l’hôtel Ivoire?
Apparemment aucun; et pourtant, en regardant de plus près...
Pour faire court, momentanément Nicolas Sarkozy s'est retiré de la vie politique après son échec aux primaires de son parti "les républicains". Entre-temps, notre juriste est devenu depuis février 2017, Président de la Stratégie Internationale du Groupe Accor . Ce poste n’existait pas avant son entrée dans le conseil d'administration, il a été spécialement créé pour lui; un poste sur mesure, en somme...
Le Groupe Accor, présent dans le monde entier, assure la gestion de l'hôtel Ivoire ainsi que celle des hôtels Pullman, Novotel, Ibis, Sofitel, en Côte d'Ivoire.
Selon une alerte de la Lettre du Continent, notre républicain "est attendu autour du 20 mars 2016 et devrait avoir une audience avec Alassane Ouattara. L’objet de cette visite reste pour l’instant inconnu."
C'est donc avec la casquette Accor que l'époux de la chanteuse Carla Bruni, - restée en France à cause de la sacro-sainte fête annuelle de la musique, toujours fixée au 21 juin -, est présent sur la terre d'Eburnie pour l'inauguration du Casino de l'Hôtel Ivoire qui ouvre ses portes mardi. Gageons que ce monsieur représente certes, les riches actionnaires d'un complexe hôtelier, mais aussi sa modeste personne qui opère un retour aux affaires lucratives... peut-être même dans le cadre d'un triumvirat, avec Mohamed VI du Maroc et sa grande amie, la business-woman Dominique Ouattara.
Cette mission qui va prendre en charge son déplacement, ses frais de bouche et sa suite "présidentielle" dans un hôtel entièrement relooké, en cache peut-être une autre : celle de trouver de "bons" témoins pour Fatou Bensouda; il est temps de remettre en selle les témoins qui se sont dédits, comme l'ancien Chef d'Etat Major Philippe Mangou et autres personnes susceptibles d'entrer dans le scénario mis en place par le bureau du procureur pour "prouver" la culpabilité de Laurent Gbagbo et de son disciple Blé Goudé. Les sous-fifres CPI-iens envoyés en mission n'ont trouvé que du menu fretin, peu crédible. Là, le pêcheur est un "pro", à la recherche de gros poissons. Une rencontre avec son cher préfet Ouattara s'impose, car ce dernier possède un bon carnet d'adresses pour débusquer les saumons de la Lagune Ebrié, susceptibles de remonter le courant jusqu'à Scheveningen, au bord de la Mer du Nord.
Une visite de Nicolas Sarkozy à son homologue Henri Konan Bédié s'impose donc : contre quelques billets, caisses de champagne et cigares, ce dernier pourrait bien, à la suite de son interview dans jeune Afrique témoigner de sa non reconnaissance à ce président qui l'a chevaleresquement rétribué par une rente annuelle pour son passage éclair à la présidence. N'est-ce pas lui qui vient d'affirmer dans le journal Jeune Afrique, édité en France, à la suite d'une question qui laissait entendre que la CPI ne s'intéressait qu'au camp Gbagbo: "la justice s'intéresse à ceux qui ont commis des crimes. Selon les nations Unies, il y a eu 3000 morts; et cela du fait des ordres donnés par le président Gbagbo."?
Alors, ne laissons pas l'ami Nicolas rentrer en France bredouille! Encourageons Bédié à répondre "présent" ! Oui, que ce dernier ait le courage de joindre l'acte à la parole, et qu'il puisse rencontrer à La Haye le regard de Laurent Gbagbo lorsqu'il répétera dans un instant de lucidité, ces énormités !

Shlomit Abel




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