Abel Naki et les dessous de l'affaire "Un infiltré dans la résistance ivoirienne démasqué à Bordeaux"

Mercredi 8 Janvier 2014 - 23:16


Abel Naki, lors d'une manifestation à Bruxelles
Abel Naki, lors d'une manifestation à Bruxelles
Abel Naki et l'affaire Victor Prado, Abel Naki et la résistance ivoirienne, Abel Naki est-il un dictateur ? Abel Naki diffame un jeune français, Abel Naki ferait-il espionner ses camarades du CRI-panafricain ?

Tout porte à croire que oui ! Mais en est-il vraiment capable ? Le 3 janvier 2014, un certain Jean-Luc Servan se disant journaliste d'investigation affirmait – dans un article publié sur le site Ivorian.net – avoir démasqué à Bordeaux un Français blanc du nom de Victor Prado ayant infiltré la résistance ivoirienne ; notamment le CRI-Panafricain d'Abel Naki.

Le titre très accrocheur de l'article – « Un infiltré dans la résistance ivoirienne démasqué à Bordeaux » - a aussitôt plongé bon nombre d’Ivoiriens dans les invectives contre Ouattara et la France. Devant la menace de porter plainte pour diffamation lancée contre Ivorian.net par Victor Prado, dès le 5 janvier le site a retiré l'article tout en lui présentant ses excuses. L'équipe de Ivorian.net explique que l'article signé Jean-Luc Servan provient « d’une demande de publication par Email » qui s'est avérée « une exploitation abusive de [leur] plateforme de communication avec des articles de correspondances pleins de délations calomnieuses ».

Ouf ! Voilà le jeune militant français lavé de tout soupçon ! Cependant, puisque son nom restera à jamais sali, les excuses facilement présentées méritent que le public comprenne la source de l’accusation et la réalité qu’elle cache. Pour cela, le lecteur peut compter sur l’ancien Secrétaire général du CRI-Panafricain que je suis pour le conduire dans le bain de ce mouvement politique dirigé par Abel Naki. Cette diffamation gratuite émanant du mouvement dont j’ai été durant un an la plume sur le net ne peut être close sans des explications claires. Il importe qu’Abel Naki dise à tous les militants ou anciens militants depuis quand a commencé cette enquête journalistique.


D'abord, qui est-il ce Jean-Luc Servan ? Secrétaire général du CRI-Panafricain jusqu'au 10 décembre 2013 – date de ma démission – je n'ai jamais entendu dire qu’un journaliste avait été engagé pour démasquer d'éventuels infiltrés au sein du mouvement. Si toutefois c’était le cas, alors on peut affirmer sans se tromper que le président Abel Naki fait espionner ses camarades. D’ailleurs, l’une des deux photos accompagnant l’article atteste que son auteur ou la personne lui ayant fourni les informations était au séminaire de Nice les 18 et 19 octobre 2013. Abel Naki doit absolument dire pour le compte de qui travaillait le prétendu journaliste d’investigation Jean-Luc Servan, s’il ne veut pas faire fuir les quelques membres qui lui restent encore fidèles et qui doivent se sentir tout petits avec cette affaire de « l’infiltré de la résistance ivoirienne ». Au sein du CRI-Panafricain, chacun doit aujourd’hui se demander qui espionne qui.

Une chose est certaine : Abel Naki n’a pas la plume adéquate pour produire le texte qui a Sali le jeune Français, notre camarade de lutte. On peut donc dire que Jean-Luc Servan est indubitablement un membre du CRI-Panafricain ou un ami extérieur au mouvement à qui Abel Naki a fourni de fausses informations pour lui servir de porte-parole. Dans les deux cas, le président du CRI-Panafricain est pleinement responsable du texte produit et de la salissure qui a couvert notre camarade. Une telle pratique est inadmissible, parce que tout à fait ignoble ! Que chacun comprenne donc notre profonde indignation.

Victor Prado, la victime idéale livrée à la vindicte populaire des Ivoiriens

Victor Prado, compagnon d'une ivoirienne, n'est rien d'autre qu'un jeune français blanc qui – comme l’ont fait et le font tant d'autres blancs sous d'autres cieux et à toutes les époques – a décidé de combattre aux côté des Ivoiriens, au sein du CRI-Panafricain, l'injustice qui frappe leur pays. De toute évidence, son crime est d’avoir rendu publique sa démission sur son mur Face book avec le titre très accrocheur « Veni, vidi, …Vichy ! » Le président du CRI-Panafricain qui aime étaler sa vie privée et publique sur les réseaux sociaux n’a pas apprécié les explications du jeune Français justifiant sa démission. Il a alors décidé de le discréditer à jamais en frappant très fort !

Victor Prado étant le seul blanc du CRI-Panafricain, l’argument s’imposait de lui-même de façon lumineuse à Abel Naki ! Il lui suffisait de dire que « sous le régime sarkozyen, pendant la crise postélectorale de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, une vaste campagne de recrutement de jeunes français avait été lancée en Aquitaine. Ces jeunes français avaient pour mission d’infiltrer les milieux associatifs africains. […] Dans nos recherches, nous avons découvert un des plus farouches. Son nom à l’état civil est VICTOR PRADO. Un Français d’origine argentine… ». Celui-ci avait pour mission de « récolter toutes les informations sensibles pour ensuite les transférer aux Renseignement Généraux (RG) français ». Les Renseignements Généraux français apprécieront l’accusation.

En lançant une telle bombe sur la toile, le CRI-Panafricain d’Abel Naki était sûr de son effet : le lynchage du jeune Français par les résistants Ivoiriens ! C’était facile et bien vu. Imparable !

Malheureusement pour lui, tous les Ivoiriens fréquentant Internet ne sont pas bêtes ; et très vite des doutes s’installent dans certains esprits. Car ce qu’Abel Naki n’avait pas prévu, c’était la réplique adroite du jeune Victor Prado. Tout d’abord, celui-ci va démontrer sur son mur Face book qu’en une journée, à huis clos avec quelques camarades, Abel Naki a modifié le statut du CRI-Panafricain pour s’octroyer les pleins pouvoirs et la gestion de la trésorerie du mouvement qui revenait au départ aux présidents régionaux réunis au sein du Conseil National présidé par Mme Louise Faucher. Il justifiait ainsi la démission de celle-ci et de toute l’équipe de Basse-Normandie (30 novembre 2013), celles du Secrétaire général (10 décembre 2013) et du président de Bordeaux (30 décembre 2013). Abel Naki n’avait pas non plus pensé que Victor Prado amènerait si vite Ivorian.net à retirer son article de la toile en faisant valoir le fait qu’il se sentait désormais menacé, en danger.

Franchement, quel intérêt la France ou Ouattara avait à espionner la délégation régionale du CRI-Panafricain à Bordeaux limitée à une poignée de personnes plutôt qu’Abel Naki lui-même et ses amis de Paris ? D’autre part, pourquoi le résultat des investigations du prétendu journaliste arrive-t-il deux jours après la démission de Victor Prado et la publication des raisons de son départ (1er janvier 2014) ? Pourquoi un espion démissionnerait-il d’un mouvement qu’il est chargé de suivre à la trace ? Les Ivoiriens sont-ils si naïfs pour croire qu’un petit journaliste inconnu a été capable de démanteler un réseau des Renseignements Généraux au point d’avoir détecté « le plus farouche » des espions français ?

Cher Abel et chers anciens camarades du CRI-Panafricain, il est temps de réfléchir à la vague de démissions que connaît le mouvement depuis fin novembre 2013 plutôt que de chercher à salir par des manières détestables ceux qui vous ont quittés. Victor Prado a quitté le navire CRI-Panafricain parce que, comme ceux qui sont partis avant lui, il n’a pas apprécié la falsification du statut que nous avons mis une année entière à terminer ; tant nous étions soucieux du caractère démocratique à lui donner. Victor Prado vous a quittés parce qu’il sait que le président d’un petit mouvement qui se taille un manteau de pouvoir absolu en falsifiant le statut est capable demain de faire changer la constitution de son pays pour s’établir président à vie.

Avec un peu de bon sens, jamais le Cri-Panafricain – ou son prétendu journaliste – n’aurait accusé Victor Prado de l’avoir infiltré pour trahir la résistance ivoirienne. Oui, un peu de bon sens ou de culture aurait permis au pseudo Jean-Luc Servan et Abel Naki d’imaginer le père de Victor Prado fuyant les effets néfastes de la dictature argentine pour la France ; ils auraient compris que le jeune Franco-Argentin a embrassé la cause du pays de sa femme parce qu’il ne peut accepter que ses enfants – Franco-ivoiriens – vivent dans l’ignorance de ce qui se passe en Côte d’ivoire. Victor Prado ne peut pas espionner la résistance parce qu’il a été élevé dans le refus de la dictature ! C’est assurément un résistant-né que vous avez Sali !

Qu’espériez-vous en agissant de la sorte ? Pousser le jeune français au suicide ? Inciter quelque fanatique résistant ivoirien à attenter à sa vie ? Ce sont là des hypothèses qui apparaissent dans sa lettre de menace à Ivorian.net qui a publié l’article diffamatoire. C’est dire cher Abel que cette fois tu es allé loin, trop loin ! Abandonne tes plans machiavéliques salissants qui ne t’honorent pas et qui souillent la réputation du mouvement que tu diriges. Cette fois, Tu as failli entraîner tous tes camarades – y compris ceux qui ont démissionné avant cette affaire – dans une histoire de suicide ou d’assassinat d’un jeune Français. Ne vois-tu pas que toi et le CRI-Panafricain commencez vraiment à faire peur ?

Raphaël ADJOBI
Source: http://leblogpolitiquederaphael.ivoire-blog.com/archive/2014/01/08/titre-de-la-note-438778.html




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