Abandonnés à leur propre sort: La galère des réfugiés ivoiriens au Togo

Jeudi 21 Mars 2013 - 00:25


Abandonnés à leur propre sort: La galère des réfugiés ivoiriens au Togo
Les Ivoiriens fuyant le régime répressif d’Alassane Ouattara, qui ont déposé leurs baluchons au Togo, sont livrés à eux-mêmes. Des informations parvenues au Nouveau Courrier font état du désintérêt des organisations humanitaires accusés de travailler pour le régime d’Abidjan.
C’est à travers des manifestations qu’ils expriment l’état de délaissement dont ils font l’objet depuis plusieurs mois dans le pays de Faure Gnassingbé. Cet état qui fait qu’ils sont exposés, selon des informations de leurs proches, à la faim, la soif, les nombreuses maladies et des décès récurrents dans le camp de réfugié d’Avepogo à Lomé. Ce n’est pas tout. A cela, il faut ajouter que des pensionnaires du camp des réfugiés sont aujourd’hui contraints de s’adonner à des actes répréhensibles, notamment à la prostitution et au travail des enfants. Pour les élèves et étudiants, ce sont des résultats scolaires largement en deçà de la moyenne, dans une situation d’extrême souffrance. Au nombre de 3.275 personnes, selon le Haut commissariat aux réfugiés, cette population de réfugiés vivaient depuis près de 2 ans de 10kg de riz et 1,5 litre d’huile par personne par mois. Mais depuis 4 mois, cette assistance dont ces exilés bénéficiaient en vivre a été stoppée nette par les organisations humanitaires. Ce qui fait que les concernés sont livrés à eux-mêmes. L’aide financière à hauteur de 120.000 Fcfa annoncée par le Hcr pour permettre aux réfugiés de se prendre en charge n’a pas encore connu un début de règlement. Face au mépris dont ils sont l’objet, femmes et enfants ont organisé un grand sit-in le 28 février dernier devant les locaux du Hcr Togo pour réclamer des conditions décentes d’assistance humanitaire, où à défaut pour bénéficier d’un retour sécurisé en Côte d’Ivoire. Depuis lors, selon une source sur place, ils sont nombreux à avoir entamé une grève de la faim qui dure jusqu’à ce jour.  Pour faire entendre leur voix, les réfugiés ivoiriens au Togo ont décidé de mettre sur pied une organisation crédible qui pourrait veiller sur leurs conditions de vie dans leur camp devenu insalubre et sur le respect des promesses faites par certaines organisations humanitaires, notamment le Hcr qui, après avoir rassuré les pensionnaires, se rebiffent.

Par Gilles Naismon

Source: Le Nouveau Courrier N°754 Du Mardi 19 mars 2013




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