A quelques semaines du verdict de la cpi: L’incroyable rêve d’une fillette de 9 ans sur le retour de Gbagbo

Jeudi 22 Mai 2014 - 06:45


Laurent Gbagbo, dans toute sa gloire, le fils du peuple
Laurent Gbagbo, dans toute sa gloire, le fils du peuple
Amonsieur le Directeur de pu- blication, Certains parents à qui j’ai raconté cette histoire m’ont encouragé à la publier dans vos colonnes. Moi je ne lis pas les journaux. Je n’ai pas les moyens de me les acheter et mon ex-mari disait toujours que les journalistes sont des menteurs. Donc je ne connais pas votre journal. Par contre, l’un de mes voisins, lui, semble bien le connaître. C’est lui qui m’a donné l’adresse mail pour que je vous écrive. Je souhaite donc que vous publiiez cette histoire qui me bouleverse parce qu’il s’agit du rêve de ma fille Audrey. Elle n’a que 9 ans et elle termine sa scolarité au CE2 où elle est inscrite dans une école publique d’Angré. Dans la nuit du samedi 10 mai, elle s’est réveillée en sursaut autour de 22 heures et m’a trouvé au salon où je regardais la télévision. Je lui ai dit d’aller se recoucher parce que, de manière générale, je ne l’autorise jamais à rester éveil- lée au-delà de 20 heures, d’une part. Mais d’autre part, parce que je regardais ce jour-là un téléfilm sur TV2 qui m’absorbait. Je ne voulais donc, pour rien au monde, être dérangée. Mais ma fille demeurait là, arrêtée, sans rien dire. Je crus qu’elle avait fait un cauchemar et tentai de faire comme toutes les mères attentionnées en la raccompagnant dans son lit. C’est pendant qu’elle me précédait dans la chambre qu’elle m’a dit d’une voix claire, comme si elle n’avait pas dormi, qu’elle avait fait un rêve. Vite, je la coupai en lui indiquant qu’elle allait me le raconter le lendemain « après avoir fait dodo ». Puis je la pris dans mes bras et la coucha. Mais sans attendre mon approbation, elle m’expliqua qu’en rêve, nous habitions un appartement, au dernier étage plus précisément, d’où nous pouvions voir toute la ville. Un magnétophone jouait de la musique qu’on entendait dans tous les quartiers, y compris dans les villages. Partout, des milliers de personnes avaient envahi les routes. Ils étaient si nombreux qu’on aurait dit qu’il n’y avait plus personne dans les maisons. Certaines personnes dansaient pendant que d’autres agitaient de petits drapeaux aux couleurs na- tionales. Soudain, un avion vint atterrir dans notre rue. La foule fit un grand cercle autour de l’appareil. Puis tout à coup, des voitures 4X4 noires avec des gyrophares garèrent devant l’avion, au milieu de la foule. Le président Alassane Ouattara en descend. La foule ap- plaudissait. Puis il ouvrit la porte de l’avion et le président Laurent Gbagbo descendit. Les deux se donnèrent l’accolade et restèrent, pendant quelque temps, dans les bras l’un de l’autre. La foule dansait sous les sons de la même musique. Tout le monde était heureux. Les deux marchèrent pour aller au palais présidentiel où attendaient Simone et Michel Gbagbo. Les réfugiés également avaient pris place dans la résidence. Le soir, le président marcha pour aller au village pen- dant que la fête continuait. Tous ceux qui avaient été renvoyés de leur travail reprirent leur poste. Voilà le rêve que ma fille m’a ra- conté cette nuit du 10 mai puisqu’elle ne voulut pas atten- dre. J’ai essayé de le raconter avec des mots d’adulte. Ce que je retiens est que ce rêve préfigure la réconciliation nationale. Une réconciliation au sommet avec les deux présidents suivis par les Ivoiriens. Ceux ssqui ont voulu que je raconte ce rêve pour que ceux qui décident de notre destin réalisent que le président Gbagbo est revenu en Côte d’Ivoire sans que cela constitue un problème au président Ouattara. Dernière leçon que j’en tire, c’est l’empressement de ma fille à me le révéler comme si elle ne voulait pas en oublier le moindre détail. Je pense que nos enfants réalisent en nous regardant les peurs que nous renvoie une situation politique in- térieure tendue. Et ils veulent en finir. Dans ce rêve, j’ai retrouvé du travail alors que depuis l’arrivée de ce régime j’ai perdu mon emploi. Le rêve de ma fille montre aussi que le rattrapage ethnique peut prendre fin sans que cela cause du tort à ceux à qui il profite actuellement. Voilà, Monsieur le DP, tel est le rêve de ma fille. Il va sans doute vous paraître très ordinaire mais c’est le rêve d’une fille de 9 ans. L’adage dit « Dieu nous révèle des choses dans les yeux des enfants ». Nous ne faisons pas la politique chez nous à la maison et même si les influences extérieures sont possibles, du moment qu’elle se fait des amis à l’école, il reste néanmoins étonnant qu’elle ait fait ce rêve d’une telle teneur politique. Je souhaite que vous le publiiez. On m’a expliqué que c’est vous qui faites passer toutes prophéties dans votre journal. Publiez cet appel à la réconciliation. C’est Dieu qui nous le demande. Il est passé par ma petite fille et j’en suis très heureuse.▄
Malika D

Source: Aujourd’hui / N°645 du Lundi 19 Mai 2014





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