A propos de la crise au FPI: Michel Gbagbo : « Mon père n’a rien dit à quelqu’un »

Mercredi 8 Octobre 2014 - 05:52


Michel Gbagbo, secrétaire national chargé des prisonniers politiques du fpi, a déclaré, dimanche dernier, que « quiconque dira Gbagbo a dit est dans le faux. Mon père n’a rien dit à quelqu’un » dans le cadre de la crise qui secoue le fpi en ce moment. C’était au quartier Colombie aux ii- plateaux (Abidjan) où il a été invité par la section Jfpi dirigé par niamien max. Le but était  d’entretenir les mi- litants de cette section sur le thème : « l’attitude du mi- litant de base face à une crise interne ». en présence de Diabaté Bêh, secrétaire national du fpi chargé de la recherche et de la docu- mentation politique, de m. Koré, fédéral intérimaire d’Abidjan Lagune, Michel Gbagbo s’est longuement prononcé sur la crise qui déchire le parti créé par son père en 1988 à Dabou. il a voulu dépassionner le débat. Selon lui, il y a la position des partisans du président du fpi, Pascal Affi n’Guessan, qui estiment qu’il faut entrer dans le jeu politique pour en définitive obtenir la libération du président Laurent Gbagbo. De l’autre côté, a poursuivi mi- chel Gbagbo, il y a ceux qui pensent qu’il ne faut pas aller aux élections tant que « nous avons des amis en prison ». Le fils aîné de Laurent Gbagbo a dit com- prendre cette position car ayant été lui-même prison- nier politique. mais selon lui, « la vérité politique res- semble à un billet de banque ». Pour dire que toute réalité politique a « au moins deux vérités ». Par conséquent, « il n’est pas question de dire qu’untel est traite parce qu’il n’est pas d’accord avec votre position ». tout comme michel Gbagbo dit comprendre ceux qui ne veulent pas que le fpi  rentre à la Cei dirigée par Youssouf  Bakayoko. Pour autant, « ils ne sont pas des traites », a-t-il mar- telé. Le secrétaire national du fpi chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques parlant de son père a soutenu qu’il « a été président de la République. Maintenant Laurent Gbagbo est le chef de la Nation. Contrairement à Nelson Mandela qui a été Chef de la Nation avant de devenir président de la République de l’Afrique du Sud». Pour michel Gbagbo, ceux qui comparent le cas ivoirien au cas de l’Afrique du Sud, ont peut-être raison car il y a des similitudes, mais selon lui, il y a tout de même des différences. A savoir que le fpi n’a pas de branche armée comme c’était le cas de l’AnC, le parti de Nelson Mandela. Le fpi n’a pas de base arrière comme ce fut le cas de l’AnC qui, durant toute cette période, n’a pas participé aux élections. mais, « le contexte international est aujourd’hui différent », a-t-il fait remarquer. Pour lui, c’est un élément à prendre en compte dans l’analyse. il a enfin exhorté les militants du fPi à être des militants disciplinés. Michel Gbagbo a révélé qu’il a œuvré pour que le parti laissé en héritage par son père soit uni pour aller au congrès. De sorte que tout le monde se mette derrière celui qui aura gagné. « Je ne souhaite pas que le FPI devienne deux. Le FPI doit rester le FPI. C’est-à-dire un seul parti avec tous ses cadres et militants », a-t-il conclu.

Coulibaly Zié oumar

Source: Notre voie n° 4832 du mardi 7 octobre 20144




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