A la vérité, Alassane Ouattara est le vrai "Refondateur" de la Côte d'Ivoire"

Lundi 27 Mai 2013 - 07:46


A la vérité, Alassane Ouattara est le vrai "Refondateur" de la Côte d'Ivoire"
Le dauphin du père de la nation ivoirienne, Aimé Henri Konan BEDIE, qui n’a pu obéir aux règles de sujétion imposées par la France n’a pas survécu à son discours de fin d’année 1999 devant les diplomates occidentaux accrédités en Côte-d’Ivoire. Le pays vient de tomber dans la spirale des coups d’Etat. La France qui espérait installer aux commandes des affaires de l’Etat des défenseurs de ses intérêts désenchante lorsque les élections présidentielles d’octobre 2000 porte à la tête du pays une équipe de dirigeants nationalistes pilotée par le président Laurent GBAGBO et qui rompt avec l’ancien ordre politique, économique et social savamment édifié par la France en accord avec les dirigeants d’hier.
        L’homme dont le programme politique de ‘’Refondation’’ a séduit le peuple ivoirien a reçu, à travers les urnes, l’onction de ses concitoyens. Le concept de Refondation avait été défini par le professeur Mamadou KOULIBALY dans son ouvrage, La guerre de la France contre la Côte-d’Ivoire, Abidjan, 2003, P 4, comme étant tout simplement « une méthode de gouvernement qui consiste à creuser dans les fondations de la société ivoirienne pour corriger certaines tares structurelles qui bloquent et ralentissent la réalisation du bonheur et de la prospérité tels qu’exprimés dans la constitution. » Mais la Refondation, bien que saluée par les ivoiriens longtemps spoliés et assoiffés de liberté et de justice, heurte les intérêts de ceux qui ont bâti des fortunes sous l’ordre ancien et au premier chef la France. Ce dernier ne peut supporter cette liberté que se donnent les nouveaux dirigeants ivoiriens qui, sans consultation et sans prendre conseil à ses côtés, s’offrent des reformes de leur vie politique, économiques et sociale au point de porter atteinte à ses intérêts sur leur sol. Le crime commis par la politique de la Refondation est d’avoir voulu créer un Etat moderne épris de liberté et de justice, ouvert à tous ceux qui désirent coopérer avec lui de façon égalitaire et dans le respect de sa souveraineté. Ce désir d’ouverture de sa ‘’chasse gardée’’ est perçu par la France comme une menace pour ses intérêts. C’est le lieu de rappeler que la France n’a pas d’amis, mais rien que des intérêts. De Gaulle lui-même a défendu sa politique de coopération en montrant que, en réalité, elle rapportait plus à la France qu’elle ne lui coûtait.
        La France de CHIRAC d’alors voulait absolument contrôler le commerce du cacao et du café qui sont très lucratifs, mais le président Gbagbo a cédé ce secteur aux producteurs, remettant ainsi le pouvoir à ceux qui le lui ont donné. Quelle personnalité politique imprévisible et gênante pour les intérêts Français ! Sous la forme d’une rébellion armée et ayant l’aspect d’un iceberg dont la pointe visible était la bande armée de SORO Guillaume, appelée en son temps MPCI (Mouvement Patriotique de Côte-d’Ivoire), le pays est violemment attaqué dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 à un moment où une campagne médiatique internationale l’accablait de xénophobie et de nation esclavagiste. Après l’échec des pourparlers d’Accra et de Lomé, c’est à  Marcoussis et à Kléber en France, c'est-à-dire dans l’espace où le colonisateur a coutume de diriger la vie politique ivoirienne, qu’on a voulu dépouiller le chef de l’Etat de ses pouvoirs régaliens en opérant des transferts importants de certains de ses attributs à un premier ministre dit de consensus.
        La France n’est pas prête à lâcher la Côte-d’Ivoire. Elle tient fort à cet espace riche et envié dans la sous-région parce que bien doté par la providence. Alors toutes ces  médisances et la rébellion orchestrées par la France pour renverser le Président Laurent Gbagbo avait pour unique but d’installer un homme lige en la personne de M. Alassane Ouattara, homme capable de garantir ses intérêts. Depuis sa prise de fonction dans les conditions que nous savons tous, l’homme fort d’Abidjan ne cesse de nous surprendre. Contrairement à la vision du FPI (Front Populaire Ivoirien) de la ‘’Refondation’’, Ouattara, manipulé à souhait par la nébuleuse communauté internationale, est en train de ‘’Refonder’’ la Côte-d’Ivoire en privilégiant la franc-Afrique au détriment du peuple ivoirien. Les actes à lui posés montrent également qu’il établit un nouvel ordre dans ce pays. Il détruit les fondements de la Côte-d’Ivoire en faisant croire que les ivoiriens du sud sont xénophobes et pratiquent ‘’l’ivoirité’’ qui exclut nos frères du nord et les étrangers. Alibi politique pour se faire entendre. Pari réussi, puisque ces arguments seront relayés sur les médias européens pour aboutir à la guerre.
        Avec l’aide de la France qui n’a pas changé son appétit  de vouloir demeurer le maître à tout faire dans ses ‘’anciennes’’ colonies, Ouattara a débouté le conseil constitutionnel qui avait déjà proclamé Laurent Gbagbo président de la République. Du jamais vu dans ce pays. Tia KONE, un éminent magistrat qui avait rejeté en son temps la candidature de M. Alassane Ouattara pour cause de nationalité douteuse, revient quelques années plus tard sur sa décision rendue pour dire  qu’il s’était fourvoyé dans un labyrinthe de texte de loi. Sous cet homme fort, tout est remis en cause. N’est-ce pas là de la dictature ? Auréolé de ses succès, il règne sans partage. L’Assemblée Nationale est obligée de lui concéder ses prérogatives. Tous les pouvoirs sont entre ses mains. Il est en train de préparer des projets de loi sur le foncier et la nationalité et qui seront entérinés par lui-même. C’est le maître incontesté et incontestable de la vie politique ivoirienne. Dès sa prise de fonction, il a contraint ses opposants en exil. Ceux qui n’ont pas pu se sauver sont carrément jetés en prison. L’impunité est érigée en programme de gouvernance. Pour être nommé à un haut poste de responsabilité, il faut être militant du RDR (Rassemblement Des Républicains) et ressortissant du nord. L’ethnocentrisme et le rattrapage ethnique font office de loi.
        Non satisfait du tort qu’il cause à ce pays, M. Ouattara se comporte en véritable despote. Pour redorer son image plus que jamais ternie, il fait miroiter aux ivoiriens que demain sera meilleur, alors que l’horizon s’obscurcit. Le bonheur des ivoiriens est devenu un mirage qu’il faut poursuivre. Malgré cela, il négocie un second mandat pour nous achever complètement. Outre le peu d’enthousiasme manifesté par certains ivoiriens lors de son arrivée au pouvoir, ces derniers doivent également endurer des souffrances et réaliser, au risque de leur vie, des exploits face à la cherté de la vie, au problème d’emploi et à l’insécurité qui sévit dans le pays.
        A la vérité, Alassane OUATTARA est le vrai ‘’Refondateur’’ de la Côte-d’Ivoire. Avec le parcours qu’on lui connaît, transformer ce pays à son image et non à l’image des ivoiriens est la preuve du bradage des piliers de la société ivoirienne. La reforme du code foncier et de la nationalité est le point d’achèvement de cette ‘’Refondation’’. Le pion de la France et des grands groupes d’intérêts économique n’a que faire de nos jérémiades. Il ne peut renoncer à cette forme de ‘’Refondation’’ entreprise depuis peu sous leur supervision au risque de se voir éjecter et remplacer par un homme plus lige. Le cas du président Centrafricain, François BOZIZE est encore frais dans nos esprits.
                                                                                                                      
Gilbert KOIME
 gilbertkouame@yahoo.fr   




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