A l'école de Laurent Gbagbo

Mardi 28 Août 2012 - 06:54


A l'école de Laurent Gbagbo
CICÉRON « La première loi de l’histoire est d’oser ne rien dire de faux et ne rien cacher de vrai. », De l’Orateur, II
 
Signalons que, selon le témoignage de son épouse Simone GBAGBO, Cicéron était le surnom du Président Laurent GBAGBO à cause de son excellence dans les langues latine et grec. Il dira d’ailleurs que la bourse qu’il a eue pour aller étudier en France était pour devenir professeur de ces deux langues, c’est quand il s’était rendu compte qu’il lui manquait l’étude de l’histoire pour militer efficacement qu’il changera de spécialité en France.
Laurent Gbagbo a été un opposant exceptionnel parmi ceux de sa génération en Afrique noire. Il a battu tous ses adversaires, blancs comme africains, en stratégie politique. Comme le dit à raison le journaliste Blaise Pascal TALLA , Laurent GBAGBO est « un Professeur de stratégie politique ».
Selon le journaliste Pascal AIRAULT, dans un article intitulé « Côte d’Ivoire : Les clés du duel », paru deux semaines avant la tenue du deuxième tour de l’élection présidentielle dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, N° 2600, du 7 au 13 novembre 2010, pp. 26 à 28, et je le cite ad litteram, Laurent GBAGBO est « le politicien le plus doué de sa génération ». Ce n’est pas la première fois que Laurent GBAGBO est gratifié, et d’ailleurs à raison, de la qualité d’homme politique talentueux, lui qui a toujours considéré la Politique comme « son Métier ». Pascal TALLA dans le numéro 370 de Jeune Afrique Economique paru en juin 2006 le qualifiait de « Professeur de stratégie politique » (C’est le titre principal sur la page de couverture de ce même numéro).
Je vous demande donc, non de lire simplement, mais de méditer ces différentes sages et profondes paroles du président Laurent GBAGBO. Vous trouverez deux écrits qui ne sont pas de lui mais qui sont dans la même logique. C’est un homme politique dont le genre est en voie de disparition. C’est aussi pour s’instruire tous ceux qui défendent sa vision du monde et qui se sont donnés pour mission de continuer son combat. C’est aussi une obligation pour nous de Penser cette crise afin d’en tirer des leçons pour l’avenir car c’est le destin de l’Afrique qui s’est joué en filigrane dans cette crise post-électorale. Cet texte est ma contribution personnelle comme essai ou tentative de compréhension de cette crise afin de remplir mon devoir vis-à-vis de l’Histoire, de l’Avenir et de tous ceux qui sont morts dans ce noble combat. Ils seraient morts en vain si nous nous contentions simplement de chanter leurs mérite sans nous engager aussi afin d’imiter leur exemple. La plume est un moyen de combat. Et toute action (praxis) est précédée de la théorie (théoria). Que chacun fasse donc son travail, ceux qui savent Penser le fasse et que ceux qui savent Agir de même. Pourquoi un jeune comme moi se donnerait tant de mal à faire des recherches approfondies pour écrire sur la vie d’un homme qui n‘a rien à voir, semble-t-il, avec ses études universitaires personnelles ? Trois raisons motivent mon engagement : d’abord comprendre la vie et la pensée politique d’un grand leader qui a lutté pour la véritable indépendance, la Liberté, le développement de son pays et de l’Afrique, pour la Dignité de l’Homme Noir afin de perpétuer sa mémoire, faire la promotion de son combat, m’y engager et encourager d’autres à imiter son exemple. Ensuite, en tirer des leçons de sagesse afin de continuer son noble combat : il y a deux cas en ce sens : vanter ses mérites, la justesse et la noblesse de son combat ou imiter son exemple en s’engageant (continuer) dans son noble combat. J’ai personnellement choisi la deuxième option, ce qui ne me dispense pas de la première. Enfin, favoriser (encourager, susciter) l’étude de sa pensée politique dans l’objectif d’en tirer (élaborer) une théorie politique à la lumière de ses discours (écrits) et de ses actions (stratégie politique). Car j’ai toujours été convaincu qu’il est un exemple d’homme politique et un modèle qui mérite d’être enseigné dans les facultés de sciences politiques africaines et dans le monde, en plus d’être un leader qui à influencer (inspirer et inspirera toujours) toute une génération d’Africains (les Jeunes) et beaucoup d’autres personnes dans le monde.
Comme lui-même l’affirmait à la fin du documentaire sur sa vie « Un homme, une Vision » :
« ON NE PEUT PAS ÊTRE IGNORANT ET ÊTRE REVOLUTIONNAIRE »
 
Extrait d’un livre en préparation intitulé : Laurent GBAGBO habite notre Avenir . Appel à la Jeunesse Ivoirienne et Africaine
Imhotep MAÂT, Penseur de Gauche,
Théoricien de la Renaissance Africaine
imhotep_ouhem.mesout@yahoo.fr
Imhotep_maat@yahoo.fr
Imhotep2012maat@gmail.com
 
                                                              CITATIONS DE LAURENT GBAGBO
 
« Chaque crise a ses bon côtés. Celui qui n’a pas été instruit par cette crise ne le sera jamais. » Laurent GBAGBO, le 14 septembre 2006 devant les FDS au palais présidentiel
 
« Les élections, c’est le moyen d’expression des hommes civilisés. On va aux élections. Le peuple qui est souverain, choisit. Si le peuple ne t’a pas choisi, tu vas t’asseoir et tu attends les prochaines élections. C’est cela qui est la règle. Et, c’est comme cela que tous les pays se développent. Si le peuple ne t’a pas choisi, tu vas t’asseoir et tu attends les prochaines élections présidentielles. Si le peuple t’a choisi alors tu gouvernes. Celui qui n’est pas capable de comprendre cela, n’est pas digne de faire de la politique. » Laurent GBAGBO, lors d’un meeting
 
« Aux hommes politiques ivoiriens, dire ceci : toute ambition politique est légitime sinon je n’aurais pas combattu pour être président de la République. Mais j’ai combattu trente ans et jamais on ne m’a retrouvé dans un camp d’entrainement, jamais on ne m’a trouvé des armes, un pistolet, un couteau à la main. (…) Nous voyons, depuis que je suis au pouvoir, une nouvelle race d’opposants qui avancent avec des masques, sans visage, en armant des troupes. Déposez vos armes et attendez les prochaines élections ! Déposez vos armes et attendez les suffrages populaires. Comme on est à l’aise quand on est oint par le suffrage populaire ! C’est ce suffrage, qui, seul confère la légitimité. (…) Vous qui vous engagez dans la voie de la politique, attendez les élections de 2005, préparez vos arguments et nous nous attaquerons pacifiquement sur le terrain des élections. » Laurent GBAGBO, Message télévisé à la nation le 8 octobre 2002
 
« J’engage les hommes politiques ivoiriens à prendre la voie de la responsabilité. Je les engage à être responsables et à penser à la Côte d’Ivoire. Je les engage à être responsables et à penser au développement de la Côte d’Ivoire. Je les engage à cela. La Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire ; tel doit être notre souci permanent, si nous voulons faire la politique. Et, si on veut faire de la politique, alors qu’on laisse la politique à ceux qui savent la faire. Un faiseur de coup n’est pas un homme politique. »
Laurent GBAGBO, discours lors du meeting de clôture de sa visite d’Etat dans l’Agneby
 
« En ce qui me concerne, je continue de refuser la position de la monture dans laquelle l’on veut absolument maintenir le peuple africain. En effet, je reste persuadé que dans rapport dialectique du cavalier et de la monture, quelles que soient la qualité et la quantité du foin que le cavalier donne à la monture, la position de celui-là (le cavalier) reste largement confortable par rapport à la position de celle-ci (la monture). (…) Nous devons tous avoir à l’esprit qu’aucun pays ne peut se développer avec l’effort exclusif des contribuables d’un autre pays. De même, un pays qui combat dans un autre pays, combat d’abord et avant tout pour les intérêts économiques de son peuple. C’est à la fois utopique et dangereux de croire et de soutenir le contraire. (…)
Demeurons toujours mobilisés et confiants. Car, jamais un peuple qui lutte pour acquérir sa liberté n’a été vaincu. C’est aussi une vérité historique.» Laurent GBAGBO, Message aux Ivoiriens le 7 Août 2011
 
« Ecoutez ma parole car elle est pure de tout mensonge.
Elle a la limpidité de l’eau de pluie
Et la violence de l’ouragan.
Le monde est malheureux
Parce que les hommes ne se souviennent pas.
Or hier n’est pas encore loin
Et demain est profond,
D’une profondeur pleine d’espoir.
Ecoutez ma parole : elle ne sait qu’avancer !
Ecoutez ma parole : l’Histoire est Vérité ! » GBAGBO Laurent, Soundjata, Lion du Mandingue, Abidjan, CEDA, 2006, p.102

 
« La première chose qu'il faut comprendre, c'est que, dans toutes négociations, même si elles sont techniques, c'est la dignité. Oui, nous sommes les combattants de la dignité. L'Afrique veut le respect. Je négocie avec toi un prêt. Si tu veux, tu me le donnes. Si tu ne veux pas, tu le dis. Tu peux me dire : “Je te fais un prêt, voici les conditions”. Moi aussi, j'accepte tes conditions ou je ne les accepte pas. Mais l'irrespect ne peut pas être accepté par les générations à venir. L'indignité ne peut pas être acceptée par les générations à venir. La génération que je représente, c’est de donner la dignité, c’est de forcer le respect. … Nous n’avons absolument rien contre le peuple français. Mais, quiconque, au nom d’intérêts idéologiques ou économiques, veut nous asservir nous trouvera débout ! La mort vaut mieux que le déshonneur. Je ne me laisserai pas déshonorer et je ne laisserai pas déshonorer le peuple qui m'a élu. Jamais ! » Président Laurent Gbagbo à l’occasion de l’ouverture du 2ème Sommet international du Congrès de la Jeunesse Panafricaine (COJEP) le samedi 18 décembre 2004 au Palais des Congrès de l’Hôtel Ivoire
 
« La souveraineté de la Côte d’Ivoire, c’est elle que je suis chargée de défendre. Et elle, je ne la négocie pas. » Discours d’investiture du Président Laurent Gbagbo le 4 décembre 2010
 
« On a de grands combats à mener. Et, les grands combats qu’on a à mener, ce n’est pas pour se venger des gens. C’est pour être Hommes, aussi, comme les autres. C’est ce qu’on appelle la dignité. Quand quelqu’un passe, il faut qu’on sache que c’est un Homme qui passe. C’est tout ce que nous voulons ; c’est tout ce que nous recherchons. On ne cherche pas à dominer ceux qui nous ont dominés hier ; à nous venger ; non. Mais, on veut qu’on reconnaisse que nous sommes des Hommes, au même titre que les autres. (…) Quand tu passes, il faut qu’on dise : voici un Homme qui passe. »  Laurent GBAGBO, lors de la remise officielle du film-documentaire : « Un Homme, une Vision » réalisé par le cinéaste Abdérhamane N’Diaye.
 
« Nous ne ferons pas ce que les autres nous dictent. Je ne suis pas président de la République pour travailler sous la dictée de quelqu’un. Je ne suis ni gouverneur, ni Sous-préfet, ni préfet, ni représentant de quelqu’un. Je suis Chef de l’État élu par son peuple, c’est tout ! » Laurent GBAGBO Discours lors de l’intronisation du Chef du village d’Anonkoua-Kouté – commune d’Abobo – le samedi 30 septembre 2006.
 
« Pendant ces trente années de combat dans l'opposition, jamais je n'ai pris aucune arme contre aucune institution de la Côte d'Ivoire (applaudissements). Jamais, pendant ces trente années, alors que je subissais les affres de la prison - mon père a été en prison, moi-même j'ai été en prison, mon oncle a été en prison, mon épouse a été en prison, mon fils a été en prison, ma sœur a été en prison-mais jamais, jamais, nous n'avons songé à prendre les armes contre la Côte d'Ivoire. Parce que nous croyons en nous. Parce que nous avons confiance en nous. Et nous avons confiance en notre relation avec le peuple. Nous savions que, tôt ou tard, ce peuple-là, que nous défendions, allait nous reconnaître et nous donner le pouvoir. Quand on a confiance en soi, on ne prend pas les armes pour faire la guerre civile. Quand on a confiance en soi, on ne cherche pas les fusils comme moyen d'accession au pouvoir. » Laurent GBAGBO, lors d’un discours
 
« Je serais heureux si après ma mort, cette phrase était inscrite sur ma tombe : « Cet homme a travaillé pour son pays et pour l’Afrique.» GBAGBO Laurent, Le Temps de l’Espoir, Johannesburg, Les Editions Continentales, 1995, p. 131
 

« Peuple de Côte d’Ivoire, mon Peuple. Nous sommes ensemble depuis toujours. Donc je vous connais et vous me connaissez. Jamais je ne vous ai trahi et jamais je ne vous trahirai. Je me rends compte que, vous-mêmes, jamais vous ne m’avez trahi. Depuis 1990, vous n’avez cessé de m’apporter votre chaleur et votre soutien. C’est Dieu qui pourra vous remercier. En tout cas, moi en tant qu’homme, je ferai tout ce que je peux pour mériter votre confiance. » Laurent GBAGBO Message à la Nation du 7 janvier 2003
 
« On ne peut pas dire de moi qu’il est mort dans la peur. Chez nous, on ne peut pas dire cela d’un homme ; d’un « garçon ». Là où meurt un « garçon », il y a toujours des traces de lutte pour édifier la postérité. Quand, sur le lieu d’un combat, les arbres sont tombés, les herbes sont en vrac et que le terrain est jonché de feuilles, on dit : « Ici est mort un garçon ». » Allocution devant les peuples Abbey et Krobou reçus en audience le 17 octobre 2003 au Palais présidentiel
 
« Ce n’est pas devant les fusils que Gbagbo fuira. Ce n’est pas devant les fusils que Gbagbo abandonnera. Non, non et non ! Je ne laisserai jamais dissoudre ma nation. Je ne vendrai pas mon pays. Je ferai toujours face à l’adversité.» Laurent Gbagbo, Allocution lors de la visite d’Etat dans la région du Moyen-Comoé, à l’étape de Niablé le 11 février 2004
 
« Les intellectuels et les hommes politiques ont en commun le désir de comprendre le monde pour le transformer. Mais ce sont surtout les premiers, c’est-à-dire les intellectuels, qui ont les moyens de la compréhension. Le paradoxe veut que celui qui comprend soit guidé par celui qui a besoin de comprendre. Il faut donc remettre la pensée à sa place et rendre l’action servante de sa pensée. » Laurent Gbagbo, allocution lors de la rentrée solennelle de l’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures et des Diasporas africaines (ASCAD) le 18 juillet 2005
SOURCE : BAILLY Jérôme Diégou, Laurent Gbagbo : le verbe en action, Abidjan, Presses des Universités de Côte d’Ivoire, 2010. Préface du Professeur Séry BAILLY
 

« Une nouvelle Afrique arrive, Parce que les gens qui pensent ce que je pense sont plus nombreux. Aujourd’hui plus qu’hier. » Laurent GBAGBO, Discours de clôture du colloque sur le cinquantenaire de la Côte d’Ivoire le 5 août 2010 à la Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro
 




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